Prévention Parkinson

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Prévenir la maladie de Parkinson plutôt que la guérir.

Les causes de la maladie de Parkinson restent incertaines mais il est possible de mettre toutes les chances de son côté en ayant une bonne hygiène de vie.

En effet, on a moins de risque d'être victime de la maladie de Parkinson si :

  • on s'alimente correctement ;
  • on s'oxygène régulièrement ;
  • on pratique un sport ;
  • on prend du temps pour se relaxer ;
  • on évite de s'exposer à des substances neurotoxiques.

La prévention est donc un élément clef, a fortiori tant qu'il n'existe pas de traitement définitif de la maladie.

L'alimentation pour prévenir la maladie de Parkinson

Il est très important de s'alimenter correctement pour éviter de tomber malade.

Il est donc recommandé de manger, dans la mesure des possibilités de chacun :

  • des fruits et des légumes : qui contiennent les oligo-éléments et les vitamines indispensables au bon fonctionnement de notre organisme ;
  • des aliments issus de l'agriculture biologique qui contiennent beaucoup moins (pour ne pas dire pas du tout) de pesticides, d'insecticides et autres substances toxiques que les autres aliments.

Bon à savoir : la relation entre la maladie de Parkinson et le métier d’agriculteur, très exposé aux pesticides, est bien documentée dans la littérature. D'ailleurs, depuis 2012, la maladie de Parkinson peut, sous certaines conditions, être reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs (décrets n°2012-66529, 30, 31).

Si l'alimentation joue un rôle aussi crucial, c'est parce que la synthèse de dopamine dans le cerveau est activée par des enzymes contrôlées par le microbiote intestinal. D’où l’importance de l’équilibre à rechercher entre les différentes populations bactériennes qui le composent. C'est le régime méditerranéen qui est le plus efficace dans ce domaine. Par ailleurs, l’apport de prébiotiques sous la forme de fruits, de légumes verts, de légumineuses reste en toute occasion à conseiller.

Il est aussi recommandé de mettre l'accent sur les aliments riches :

  • en vitamine B6 qui est associée à un risque 35 % plus faible de maladie de Parkinson (on en trouve dans les abats );
  • en oméga-3 (en DHA – acide docosahexaénoïque – qui est indispensable au développement et au bon fonctionnement du cerveau) ;
  • en flavonoïdes (diminution de 40 % de risque de développer la maladie de Parkinson chez les hommes et de 24 % chez les femmes en cas de consommation d'anthocyanes – une variété de flavonoïdes) qu'on trouve les fruits et légumes, le thé, le café, le vin rouge, les oignons...

Pour éviter tout risque de dénutrition il faudra aussi consommer des aliments riches en protéines :

  • les protéines animales (viandes, poissons, œufs, lait, fromages et laitages) sont les sources principales de notre alimentation, car elles sont mieux absorbées par l’organisme ;
  • les protéines végétales, présentes dans les légumes secs (lentilles, haricots blancs et rouges, pois chiche…), steak de soja, fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes…).

L'eau est également un facteur clé dans le bon fonctionnement de notre organisme et il est très important de s'hydrater régulièrement. Dans l'idéal, on fera en sorte de changer d'eau de boisson fréquemment en alternant entre :

  • les eaux de source ;
  • les eaux minérales ;
  • l'eau du robinet (filtrée dans la mesure du possible).

On peut privilégier certaines eaux en bouteilles telles que la Mont Roucous (qui possède une importante résistivité).

À noter : il faut absolument éviter de consommer des boissons ou des sucreries sans sucres (ou « lights ») qui contiennent de l'aspartame susceptible de nuire au système nerveux.

On notera également que le café (consommé à raison de 2 à 4 fois par jour) pourrait aussi avoir un impact positif dans certaines pathologies neurodégénératives et il a été associé à une diminution du risque de maladie d'Alzheimer et de maladie de Parkinson (ces résultats s'observent chez les hommes mais pas chez les femmes). Ce serait à la fois la caféine et l'EHT (Eicosanoyl-5-HydroxyTryptamide), un acide gras dérivé de la sérotonine présent dans le café qui joueraient un rôle protecteur.

Sources : Ribeiro J. et al. Caffeine and adenosine. Journal of Alzheimer’s Disease 20 (2010) S3–S15. DOI 10.3233/JAD-2010-1379 et étude Synergistic neuroprotection by coffee components eicosanoyl-5-hydroxytryptamide and caffeine in models of Parkinson's disease and DLB, des chercheurs de l'université de Rutgers (New Brunswick) parue en 2018 dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).

L'exercice physique fait partie de la prévention

S'oxygéner et/ou pratiquer un sport est très important pour éviter les maladies.

En effet, l'oxygène fait partie des éléments indispensables à la vie et le fait de pratiquer un sport favorise son apport :

  • en augmentant la ventilation (respiration) ;
  • en augmentant la vascularisation (circulation sanguine) ;
  • en stimulant le système immunitaire.

Les maladies qui surviennent suite à des perturbation cellulaires auront moins de chances de se manifester si la nutrition cellulaire est bonne et l'élimination des toxines correcte. Deux phénomènes naturellement mis en œuvre par l'organisme lorsque celui-ci est correctement oxygéné.

Il est par ailleurs prouvé que l'exercice physique et la pratique sportive limitent les risques de développer la maladie de Parkinson. En effet, plus les patients sont actifs au cours de leur vie, moins ils ont de risque de développer la maladie. Le bénéfice de l'activité physique est déjà présent plus de 20 ans avant le diagnostic. De plus, on constate que les personnes ayant développé la maladie présentaient, dans les dix années précédant le diagnostic, une baisse significative de leur activité physique probablement causée par des symptômes précurseurs gênants.

Source : Inserm, université Paris-Saclay et université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) avec Gustave Roussy.

Bon à savoir : la méthode Alexander se révèle très intéressante dans le cadre du Parkinson.

La relaxation

Prendre du temps pour se détendre est également fondamental.

  • De très nombreuses maladies découlent du stress et il y a fort à parier que la maladie de Parkinson apparaisse en partie à cause de ce facteur. Les symptômes qui l'accompagnent sont eux aussi soumis aux variations émotionnelles que vivent les patients.
  • Il est donc indispensable de faire en sorte de se ménager de ce côté-là aussi en réservant des temps de détente et du temps pour soi.

Pour lutter contre le stress au quotidien, certaines pratiques peuvent être tout à fait indiquée :

Bon à savoir : c’est notamment en luttant contre l’inflammation et le stress oxydant que les acides gras oméga-3 exercent leur effet protecteur.

Ces pros peuvent vous aider